Rire en psychothérapie

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Le travail sur soi est une chose bien sérieuse.

Bien trop sérieuse pour être triste !

Et ce n’est pas quelque chose de triste ! C’est quelque chose de vivant.

Dans la vie, il y a des moments de peine, et des moments de joie.

Parfois, au cours de sa psychothérapie, on retrouve des moments de grandes peines.

Parfois l’on pleure, et c’est bon…

On pleure, on pleure, des flots et des flots de larmes, jusqu’à ce que tout cela soit réglé, derrière nous…

Un jour, on refuse au malheur le droit de nous faire du mal… Alors on le détruit d’un grand éclat, ou d’une ironie si fine…

Le rire c’est un écart d’un pas qui nous permet de voir les choses autrement, de les créer « autres »

Parfois, l’humour permet de mettre en lumière des mauvais choix… Des fausses routes…

L’humour c’est un court-circuit, un éclair qui jaillit…

Qui permet le changement… émotionnel d’abord…

L’inscription dans l’expérience de la chair, de l’être.

Parfois il permet de comprendre, pas toujours, pas tout de suite…

L’éclat de rire permet le repos au milieu du cyclone.

Le retour du respect.

On ne peut pas rire de tout, et surtout, le rire implique le respect.

La moquerie, si elle est là, doit d’abord s’appliquer à soi même comme thérapeute.

Elle doit être un art du tact et de l’amour. Car JAMAIS elle ne doit être humiliation.

Bien au contraire le rire doit être une offrande, une élévation de l’autre.

Je te reconnais, au-delà de ta souffrance, comme mon frère

Ma sœur en humanité.

Le rire s’installe avec subtilité et audace là où tout semble bouché.

C’est une énergie, pure, qui rouvrent les voies que l’on croyaient fermées

Et qui en révèle des nouvelles…

« Les incestes, clinique d’un crime contre l’humanisation » par Jean-Luc Viaux

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Psychologue Psychothérapeute

Dans cet ouvrage de 2022 JL Viaux, docteur en psychologie, professeur des Universités, expert honoraire et enseignant en psychologie légale propose un regard sur la clinique des incestes et ses conséquences dévastateurs sur la communauté des humains. Il expose notamment en quoi l’interdit de l’inceste, avec l’interdit du meurtre, est fondateur de ce qui fait société et humanisation. Il explicite également comment les « liens innommables », selon ses termes, se fabriquent, et comment les incestes peuvent être pensés en lien avec l’originaire du crime et l’ordre social. Sa contribution est plus que pertinente dans la mesure où la déconstruction et l’atteinte de la logique de la filiation dans les incestes est peu pensée. S’il y a trauma sexuel, il n’y pas que cela : il y a aussi désordre et chaos générationnels et dans les filiations qui déshumanisent. L’auteur pose également qu’il serait erroné de penser l’inceste père/fille comme paradigmatique – cf. l’article ci-dessous. Si le sujet vous intéresse, lecture recommandée.

ARGUMENT de l’éditeur.

 » Cet ouvrage entend renouveler le regard sur l’inceste : L’inceste est un crime contre la famille et l’humanisation autant qu’un crime sexuel. À partir de nombreux exemples cliniques recueillis en quarante ans de pratique, l’auteur décrit les différentes configurations familiales menant à l’inceste et son effet de déshumanisation.

À partir de nombreux exemples cliniques recueillis en quarante ans de pratique, Jean Luc Viaux entend renouveler le regard sur l’inceste ou plus exactement les incestes, car il n’est pas une seule façon de fabriquer une famille incestueuse. L’inceste n’est pas qu’un crime sexuel. C’est un crime généalogique qui attaque la filiation en créant des liens innommables. 

Revenant sur l’inceste père-fille dit « paradigmatique », l’auteur apporte une analyse des multiples configurations familiales construisant les incestes des pères, des mères, des fratries, etc.,  et leurs effets de déshumanisation. Le traumatisme de l’inceste ne se réduit pas aux seuls symptômes cliniques, c’est aussi un meurtre psychique par destruction des repères.

Les mouvements sociétaux récents, qui permettent que l’on entende la parole des victimes, ont engendré une frénésie législative pénale (quatre lois en cinq ans !). Or on ne peut combattre par la seule force répressive une problématique plurimillénaire et surtout solidement ancrée dans nos inconscients individuels et collectifs. Avant d’énoncer des réponses pour entendre/traiter/punir, il est important de s’interroger sur ce qu’il y a de plus troublant : pourquoi ce crime universellement réprimé continue de se perpétrer sur des millions d’êtres humains ? « 

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L’article suivant dont je copie quelques paragraphes apporte sa part d’éclairage dans la suite de l’ouvrage de JL Viaux.

Article publié en octobre 2022 par « Face à l’inceste« . Original et article en entier ici.

ENQUETE : Les femmes incestueuses, le grand tabou

Si dans l’écrasante majorité des cas, ce sont les hommes qui commettent un inceste, quelques femmes le font aussi.

Ces violences sexuelles perpétrées par des mères, des sœurs ou autres femmes de la famille restent un tabou, dans l’ordre de l’impensable. Ce non-dit se reflète sur les survivants et jusque dans les instances juridiques ou policières, lorsque les survivants prennent la parole. Face à l’inceste a mené une enquête auprès de ses adhérents et des professionnels des violences intrafamiliales relatant ces cas. Nous avons retenu les témoignages de neuf victimes, sur la quarantaine qui nous ont sollicités pour répondre.

Concevoir la violence sexuelle chez les femmes

Dans plus de neuf cas sur dix en France, les violences sexuelles sont masculines. En effet, les hommes représenteraient 92,6 % des agresseurs dans l’espace de la famille et des proches, selon l’enquête Virage conduite en 2015 par l’Institut national d’études démographiques (Ined), dont les derniers résultats ont été rendus le 23 novembre 2019. La violence sexuelle perpétrée par des femmes relève de l’exceptionnel. Dans le débat public et dans les sciences humaines et sociales, la question reste ainsi peu explorée. Ces femmes sont rares et leurs actes sont tellement noyés dans le flot de violences masculines qu’elles ne sont pas assez représentatives des violences incestueuses. Une première étude d’envergure sur ce sujet provient de la criminologue Franca Cortoni de l’université de Montréal (Female sexual offenders : theory, assessment and treatment, Franca Cortoni et Theresa Gannon, éd. Wiley-Blackwell), où elle a cherché à comprendre et déterminer l’ampleur du phénomène.

Les agressions sexuelles et incestueuses provenant des femmes sont difficiles à concevoir. Ces violences étant essentiellement masculines, elles sont d’abord associées à la virilité. Les femmes, -et surtout les mères- sont généralement écartées de l’idée même de la violence, étant idéalisées, elles sont perçues comme « naturellement » innocentes. Aujourd’hui encore dans la croyance collective, rien ne pourrait entraver l’« instinct maternel », cette idée reçue d’une alchimie bienveillante, naturelle et incontestable entre la mère et son enfant. Dans son témoignage, Karine*, survivante d’inceste à la fois par son père et par sa mère, nous explique qu’il lui a été plus compliqué de distinguer une agression sexuelle à un rapport « normal » avec sa mère qu’avec son père. Pour Véronique Wyck, psychothérapeute et professionnelle de la maltraitance intrafamiliale, il est aussi difficile de s’accepter en tant que victime d’inceste maternel : on a « du mal à se considérer comme victime car l’inceste maternel est impensable. C’est comme accepter un matricide. On tue la mère. Comme dans tout inceste, on s’expose à éclater le système familial. Mais encore plus avec la mère, car il y a eu l’attachement précoce. L’attachement maternel est le tout premier attachement » explique-t-elle. Pourtant, cette violence sexuelle des femmes et des mères existe, au même titre que celle des hommes et des pères.

Les violences sexuelles féminines et masculines

Les violences sexuelles intra-familiales et féminines sont-elles différentes des masculines ? Les femmes incestueuses feraient la même chose que les hommes incestueux. A l’instar des hommes, elles peuvent exercer un viol sur autrui, et cela au sens de la définition pénale. Depuis 1980 dans la loi, la relation sexuelle imposée par une femme sur un homme par pénétration digitale ou avec un objet est considérée comme un viol. Les femmes commettant l’inceste peuvent également exercer d’autres violences sexuelles, telles que l’exhibitionnisme ou les les confessions sur leur sexualité, par exemple. La plupart des patients de Mme Wyck ayant été violés par une femme membre de leur famille ont d’abord dû écouter des confessions de l’agresseuse sur sa sexualité.

(…)

Recevoir les plaintes des survivants d’inceste de femmes

De nos jours, parler en tant que survivant d’inceste féminin à son entourage reste une tâche difficile. Notamment à cause des stéréotypes de genre, représentant les femmes comme des coupables impossibles. Notre témoin Emmanuel déplore aussi l’approche viriliste de l’éducation des hommes, qui consiste grossièrement à garder pour soi ce que l’on subit. Il témoigne aujourd’hui auprès des associations pour faciliter la libération de la parole des hommes survivants de violences sexuelles.

(…).

Noël

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Mais d’où vient donc « NOËL » ?

A l’origine une fête païenne. Mot “Noël” vient du latin “Natalis”= Naissance. C’est la naissance du soleil.

En effet, cette fête coïncide avec le solstice d’Hiver, moment où le jour est le plus court: Le soleil est au plus bas, comme s’il mourait , puis il renait!

Depuis toujours (en tout cas depuis qu’ils ont un comportement religieux), les hommes ont fêté cette période. Les fêtes qui ont le plus directement précédé la fête chrétienne de Noël sont à Rome les Saturnales et dans les pays du Nord les fêtes de Yule. Le christianisme récupère ces fêtes en lui donnant un sens nouveau: ce sera la fête de Jesus, “soleil de Justice” (passage de la bible), “sauveur” du monde. Mais le Christ ne fait que donner un nouvel habillage à des rituels qui restent profondément des rituels de renaissances.

Saturnales: fêtes de la fécondité, du 17 au 24 Décembre. Saturne , Dieu des graines enfouies ds le sol. La fête est destinée à aider le soleil a remonter dans le ciel.

C’est aussi une fête où les valeurs essentielles de la société sont renversées: les esclaves commandent leurs maîtres, les hommes s’habillent en femme, les enfants commandent aux parents. C’est la fête de l’exubérance: on revient à l’”âge d’or”, le temps où la propriété n’existait pas et où tout était possible. Régression. Un roi des saturnales est désigné au sort parmi les jeunes légionnaires, et pendant toute la période qui précède la fête de Saturne, il a le droit de s’adonner à toutes ses passions , même les plus viles.Mais arrivé le jour de Saturne, il doit se couper la gorge sur l’autel du Dieu!!!

Car Saturne est aussi un Dieu vorace, et la fête de la fécondité est d’abord la mise en scène de la mort et de la résurrection: Saturne est le dieu qui dévore ses enfants, avant d’être le dieu de la fécondité, les romains ayant assimilé à travers ce dieu, d’autres dieux antiques et “anthropophages”, comme le Baal syrien, carthaginois, à qui la population immolait des nouveaux nés.

Avec l’enfant-jésus, le Christianisme présente une version atténuée et métaphorique de ce sacrifice: le Christ vient au monde pour y être sacrifié et racheter ainsi toutes les fautes des hommes. Les cadeaux que l’on se fait sont des formes atténuées de l’objet sacrificiel: Ils sont le souvenir du sacrifice. (Ds le sacrifice antique,l’homme est bientôt remplacé par l’animal, chacun emportant chez lui une partie de celui-ci, puis l’objet rappellera le sacrifice:Aux saturnales, on s’offre des petits objets de cuivre ou d’argent pour se souhaiter la richesse, des bougies pour la lumière et du miel pour la douceur -chocolats et marrons glacés!!).

Jésus rachète par son sacrifice les fautes des hommes: Noël est ainsi également une fête où l’on s’interroge sur ses fautes passées, et où l’on se lave de ses péchés: dans de nombreuses régions, la période de l’”avent” est aussi une période de “grand ménage”,une période où ressort toute la saleté donc (Norvège: dimanche précédant Noël: Dimanche “sale”) et chacun doit porter au moins un vêtement propre à Noël (sinon: malheur!) . La légende de St.Nicolas, qui porte des cadeaux aux enfants sages et des verges aux méchants est également dérivée de cette fonction de rachat des fautes jouée par la fête.

En plaçant la naissance du Christ le 25 Décembre (en 354), le christianisme assimile donc des pratiques et des cultes antérieurs, en particulier le culte solaire de Mithra et l’hénothéisme solaire, tentative d’unification religieuse de la part des empereurs.

Les emprunts à Mithra sont intéressants: Mithra est un dieu venu d’Orient, c’est le “sol invictus”, le soleil invaincu (à qui à l’origine on sacrifie aussi des enfants), il ne meurt pas, il s’élève au ciel pour accomplir le jugement dernier et ressusciter les morts. Le 25 Décembre , il surgit d’un rocher, et tue un taureau (dont un scorpion pince les testicules!!), dont le sang féconde la terre. Ses fidèles se réunissent ds des grottes , et celèbrent des repas communautaires.

Grottes >> Naissance de Jesus ds une grotte, repose dans une crèche. Repas de Noël.

Autre pratique païenne assimilée par la fête de Noël: La fête de la naissance d’Horus, le fils d’Isis,”soleil renaissant”.Isis est mère, porte un disque solaire et des cornes de vaches, protectrice de l’amour et maîtresse du destin, elle a obtenu son pouvoir par ruse du dieu soleil Râ.Elle est l’épouse fidèle d’Osiris, assassiné par Seth, dieu des ténèbres, qui l’enferme dans un coffre, le découpe en 14 morceaux. Osiris le retrouve et parvient à rassembler 13 morceaux; elle rend la vieà son mari et parvient à se faire féconder:

On retrouve bien le culte solaire, mais associé à celui de la mère fécondante et protectrice, dont la vierge Marie est un avatar.

On retrouve également dans la légende de St.Nicolas le coffre et le démembrement des corps: 3 enfants sont enfermés dans un saloir par un boucher, et le saint les ressuscite!

(Le saint est également accompagné d’un double “noir”pour punir les méchants : Ruprecht, Père fouettard…)

(Légende des cadeaux:Un hô songe à vendre ses filles, le saint dépose la nuit 3 bourses d’or dans les chaussettes ou les souliers des filles…Rachat du sacrifice, passage: les bourses vont permettre le mariage des filles).

Ce personnage bénéfique se retrouve aussi ds les légendes nordiques: C’est Odin, dieu des morts mais aussi ordonnateur du chaos et père des hommes, qui chevauche entouré d’elfes et donne des cadeaux aux mortels qui,lui rendent hommage.Ceux-ci (surtout les enfants!!) mettent leurs souliers sur le seuil des maisons, remplies de foins et de carottes pour la monture d’Odin.

La paille , symbole de la fertilité, est largement utilisée en Europe dans la décoration, en Pologne, on place une poignée de foin ss la nappe de Noël: la paille du petit-jésus est d’abord symbole de fécondité…

De même, ce repas ne peut commencer en Pologne que lorsqu’apparaît la première étoile, ds toute l’Europe pré-chrétienne (et la Pologne ne devient chrétienne qu’en 966),

les fêtes de Yule sont également des fêtes de la mort et de la renaissance: La terre semble morte, l’obscurité triomphe, quand Odin saute de cheval et allume une énorme bûche qui fait revenir la lumière!!! Les feux et lumières allumées sont destinées à éloigner les mauvais esprits, car les morts reviennent cette nuit, et il faut les amadouer:on leur fait bon accueil en veillant ce soir là le plus tard possible, et on leur laisse une part à table. La messe de Noël est également une christianisation de ces traditions de veillées, particulièrement favorables aux contacts avec “l’autre monde”.

Personnage du père Noël: Synthèse des différents St.nicolas, inventé en 1822 aux EU: Tous les attributs bénéfiques du saint, mais apparaît la veille de Noël, perd son “croquemitaine”, et devient jovial et rubicond.

En Russie, traditionnellement, c’est une fée, Kolyada, qui distribue des cadeaux aux enfants sages, vétue de blanc et se déplaçant en traîneau. Quid de la Pologne??

Arbre de Noël: Ds les mystères du Moyen âge représentant la nativité, un arbre décoré symbolise le paradis (un des trois enfants ressuscité par st.Nicolas s’écrie: “je croyais être au paradis!”).

Patient ou Client ?

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Les médecins et d’autres professions de santé disent « patient », certains « psys » aussi…

Beaucoup de psychopraticiens , de thérapeutes disent « client » .

Moi j’ai choisi de dire plutôt « client », mais je ne m’interdit pas de dire « patient ».

Pourquoi ?

Le patient, du latin « pati », c’est celui qui subit, qui endure, qui souffre, qui souffre d’une pathologie .

https://www.le-mot-juste-en-anglais.com/2014/09/les-mots-du-mois-passion-patience-patient.html

Le client, étymologiquement, c’est celui qui est protégé.

Client, itinéraire d’un mot à la grandeur retrouvée

Avec le développement de la consommation de masse, ce mot prend un autre sens : Le client, c’est celui qui achète. Le vendeur lui fournit un service… et bien sûr c’est dans son intérêt de contenter le client.

Alors bien sûr, le métier de thérapeute, c’est aussi de vendre un service : On nous paye pour le « service » que l’on rend. Il s’agit des honoraires que l’on règle à son thérapeute généralement à la fin d’une séance (j’y reviendrai dans un prochain article).

Mais au delà, le client, c’est celui qui DÉCIDE : qui décide de se donner une « protection », pour mieux mener sa vie. C’est aussi celui qui décide de la façon dont il mène sa thérapie et de où il veut aller.

Le thérapeute accompagne et éclaire, aide à trouver SON propre chemin. Par exemple, une femme « trompe » son mari et ne sait pas si elle « doit » le quitter pour rejoindre son amant ou au contraire rompre avec l’amant et « guérir » son couple. Moi, je ne sais pas ce qui est bon pour elle (même si j’ai une idée personnelle sur la chose, qui sera ou non confirmée par les faits).. C’est elle qui utilisera mes services et mes compétences pour décider finalement comment elle doit agir. Moi, thérapeute, je m’attache à la comprendre à « rentrer dans son monde » pour l’aider choisir avec sérénité… et nous comprendrons ensemble ce qui est mieux pour elle.

Le client donc, est aussi parfois, souvent (pas toujours) en souffrance, il endure, il reste bloqué, passif face à certaines situations, et c’est bien à cause de cela qu’il vient me voir.

Alors je ne m’interdis pas d’utiliser aussi, en fonction des situations le terme de « patient ».

Vous avez bien compris que je préfère « client » le plus souvent, car ce terme même rend le pouvoir à celui qui consulte, c’est un pas vers la liberté qu’il recherche…

L’Angoisse

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« L’angoisse est le vertige de la liberté. » – Sören Kierkegaard

L’angoisse

On ne sait pas trop d’où ça vient… On voudrait bien la retenir, mais c’est là… Quelque chose, une boule au ventre, ou à la gorge, ou les deux… on se sent retenu, gêné pour agir… on sent davantage son cœur… et on a même envie de déglutir…

On appréhende… Parfois on sait quoi, parfois non… On appréhende un peu tout en fait… Un peu comme un poison, qui vient de nous même et dont on voudrait bien se débarrasser…

À un moment on se dit que c’est de l’angoisse , ou c’est quelqu’un d’autre qui nous le dit… Ça calme au début de le savoir: c’est identifiable, identifié… Donc on peut s’en sortir…

Après, ça devient souvent encore plus insupportable… et le plus souvent on le supporte… ou bien on va consulter.

L’angoisse, oui, c’est quelque chose en nous qui nous retient.

Quelque chose en nous qui nous fait peur, sans qu’on sache vraiment « peur de quoi » ?

Comme si quelque chose en nous disait « NON » lorsqu’émerge un désir, si petit soit il, une pulsion, une envie, même fugace. Et on peut même se sentir paralysé(e)…

C’est un manque de soutien par soi même. Le sentiment d’illégitimité à faire, ou alors de prendre trop de risque(s).

La thérapie consiste à débusquer ce « nous » qui nous freine, à le comprendre, comprendre pourquoi il est là…

Peut-être s’en débarrasser, quand il vient de quelqu’un d’autre, peut être juste l’accepter et lui donner sa vraie place, c’est à dire donner satisfaction au besoin qu’il exprime.

Ça peut être l’enfant qui pleure par ce qu’on ne lui a jamais permis de crier et alors l’adulte redoutera au plus au point toute manifestation de colère, ou même de joie, de désir, dès lors qu’il sera trop expressif…

Ça peut être l’enfant qui pleure, parce qu’on ne lui a jamais permis d’aimer, parce qu’on ne l’a jamais aimé, ou alors qu’on l’a mal aimé…

Souvent plusieurs causes sont présentes, et on s’attachera à favoriser l’expression, dans le cadre sécurisé de cabinet du psycho praticien, de ces sentiments là.

La confiance et l’estime de soi même. Le sentiment de se savoir respecté, quoique soit ce que l’on amène. Se savoir apprécié… Osons le mot : aimé.

Trouver d’autres possibilités, d’autres possibles dans l’action, savoir que l’on peut faire des choses nouvelles, employer qui sait de nouveau mots, ressentir avec joie et sérénité des sentiments que l’on croyait enfouis …

Évidemment l’angoisse n’est pas une fatalité, elle se traite. Par la découverte qu’elle est en fait le signe d’une immense puissance , d’une infinie source de joie et de satisfaction qui est en soi.

C’est une énergie bloquée que la thérapie permet de (re)mettre à votre disposition, sans danger pour soi même ou pour autrui.